{"id":7326,"date":"2026-06-18T11:39:34","date_gmt":"2026-06-18T15:39:34","guid":{"rendered":"https:\/\/uwcm.com\/?page_id=7326"},"modified":"2026-06-18T13:17:41","modified_gmt":"2026-06-18T17:17:41","slug":"maude-abbott","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/a-propos\/histoire\/membres-fondateurs\/maude-abbott\/","title":{"rendered":"Maude Abbott"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\">[vc_row][vc_column][mk_padding_divider size=\u00a0\u00bb30&Prime;][vc_column_text margin_bottom=\u00a0\u00bb0&Prime; css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1781803056602{margin-bottom: 0px !important;}\u00a0\u00bb]<em>Par Susan Button, au nom du Comit\u00e9 du centenaire<\/em><\/p>\n<div class=\"img_right\">\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/uwcm.com\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/maude_abbott.png\" alt=\"Maude Abbott\" \/><br \/>\n<strong>Maude Abbott<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>En 1918, la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l\u2019universit\u00e9 McGill a autoris\u00e9 l\u2019admission des femmes. Lors de la c\u00e9r\u00e9monie de remise des dipl\u00f4mes du printemps 1922, cinq jeunes femmes d\u00e9termin\u00e9es \u2013 Eleanor Percival, Jessie Boyd, Lilian Irwin, Winifred Blampin et Mary Childs \u2013\u00a0ont obtenu leur dipl\u00f4me de m\u00e9decine (M.D., C.M.) aux c\u00f4t\u00e9s de leurs 121 camarades masculins. (\u00c0 titre de comparaison, lors de la c\u00e9r\u00e9monie de remise des dipl\u00f4mes du printemps 2022, la promotion de m\u00e9decine comptait 180 \u00e9tudiants, dont 56,1\u00a0% de femmes et 43,9\u00a0%\u00a0d\u2019hommes.)<\/p>\n<p>Pour c\u00e9l\u00e9brer cette \u00e9tape importante en 1922, la Dre Maude Abbott \u2013 qui avait lutt\u00e9 tout au long de sa carri\u00e8re pour faire progresser la place des femmes en m\u00e9decine \u2013 a organis\u00e9 une r\u00e9ception en l\u2019honneur des cinq dipl\u00f4m\u00e9es \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Ritz-Carlton. La Dre Jessie Boyd Scriver \u00e9crivit plus tard : \u00ab\u00a0Il est difficile de rendre compte de la joie et du triomphe de la Dre Abbott lors de cette remise des dipl\u00f4mes au printemps 1922, lorsque McGill a d\u00e9cern\u00e9 pour la premi\u00e8re fois son dipl\u00f4me r\u00e9gulier de m\u00e9decine (M.D., C.M.) \u00e0 cinq femmes dipl\u00f4m\u00e9es en m\u00e9decine.\u00a0\u00bb (Extrait de son chapitre sur Maude Abbott dans \u00ab\u00a0The Clear Spirit: Twenty Canadian Women and Their Times\u00a0\u00bb, \u00e9dit\u00e9 par Mary Quayle Innis).<\/p>\n<p>En 1927, le Dr Abbott comptait parmi les membres fondatrices du Club des femmes dipl\u00f4m\u00e9es des universit\u00e9s de Montr\u00e9al, aux c\u00f4t\u00e9s de ces m\u00e9decins pionni\u00e8res que sont Jessie Boyd, Mary Childs et Eleanor Percival, ces femmes qu\u2019elle avait f\u00e9licit\u00e9es lors de leur remise de dipl\u00f4me en\u00a01922.<\/p>\n<p>Maude Abbott n\u2019avait pas eu un d\u00e9but de vie facile. Maude Elizabeth Seymour Abbott est n\u00e9e le 18 mars 1868 \u00e0 St. Andrews (Saint-Andr\u00e9-d\u2019Argenteuil), au Qu\u00e9bec. Son p\u00e8re a abandonn\u00e9 la famille peu apr\u00e8s sa naissance et sa m\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1869 ; elle a donc v\u00e9cu avec sa s\u0153ur a\u00een\u00e9e chez sa grand-m\u00e8re maternelle. Maude \u00e9tait la cousine de Sir John Abbott, qui fut le troisi\u00e8me premier ministre du Canada. Maude obtint un baccalaur\u00e9at \u00e8s arts en 1890, en tant que membre de la troisi\u00e8me promotion d\u2019\u00e9tudiantes \u00e0 fr\u00e9quenter l\u2019Universit\u00e9 McGill. Elle fut major de promotion et remporta la m\u00e9daille d\u2019or Lord Stanley pour ses r\u00e9sultats scolaires. Maude souhaitait int\u00e9grer la facult\u00e9 de m\u00e9decine de McGill, mais son admission lui fut refus\u00e9e car les femmes n\u2019\u00e9taient pas admises dans ce\u00a0programme.<\/p>\n<p>Ce refus n\u2019\u00e9tait pas un cas isol\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al, car de nombreux obstacles se dressaient devant les femmes souhaitant embrasser la profession m\u00e9dicale. En 1865, Emily Stowe s\u2019est vu refuser l\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00c9cole de m\u00e9decine de Toronto parce qu\u2019elle \u00e9tait une femme. Elle s\u2019est alors rendue aux \u00c9tats-Unis et s\u2019est inscrite \u00e0 la New York Medical School for Women. En 1867, elle a obtenu son dipl\u00f4me et est revenue \u00e0 Toronto pour ouvrir un cabinet priv\u00e9, devenant ainsi la premi\u00e8re femme m\u00e9decin \u00e0 exercer au\u00a0Canada.<\/p>\n<p>Maude d\u00e9cida de s\u2019inscrire au Bishop\u2019s College, qui disposait d\u2019une facult\u00e9 de m\u00e9decine \u00e0 Montr\u00e9al ; elle obtint son doctorat en m\u00e9decine en 1894 et remporta le prix d\u2019anatomie de derni\u00e8re ann\u00e9e ainsi que le prix du chancelier r\u00e9compensant les meilleurs r\u00e9sultats aux examens des mati\u00e8res \u00e9tudi\u00e9es en derni\u00e8re\u00a0ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir obtenu son dipl\u00f4me, Maude passa trois ans en Europe, o\u00f9 elle suivit des cours de troisi\u00e8me cycle dans diverses disciplines et recueillit des donn\u00e9es de recherche. \u00c0 son retour \u00e0 Montr\u00e9al en 1897, elle a saisi les opportunit\u00e9s de recherche offertes par deux professeurs de McGill et, gr\u00e2ce \u00e0 ces missions, elle a prouv\u00e9 ses capacit\u00e9s de recherche et s\u2019est fait reconna\u00eetre. En 1898, le pr\u00e9sident du d\u00e9partement de pathologie, le Dr George Adami, l\u2019a nomm\u00e9e conservatrice adjointe du Mus\u00e9e m\u00e9dical et l\u2019a envoy\u00e9e \u00e0 Washington pour \u00e9tudier les m\u00e9thodes du Mus\u00e9e m\u00e9dical de l\u2019arm\u00e9e. Au cours de son voyage, elle rencontra le c\u00e9l\u00e8bre William Osler \u00e0 l\u2019h\u00f4pital John Hopkins de Baltimore, dans le Maryland. Sir William Osler resta son mentor pendant de nombreuses ann\u00e9es et, en 1905, il invita Abbott \u00e0 r\u00e9diger la section sur les anomalies cardiaques cong\u00e9nitales de son ouvrage encyclop\u00e9dique System of Medicine (7 vol., Londres, 1907\u20131910).<\/p>\n<p>Le Dr Abbott a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e conservatrice du Mus\u00e9e m\u00e9dical de McGill en 1899 et a consacr\u00e9 une grande partie de sa carri\u00e8re \u00e0 en faire l\u2019une des meilleures institutions de ce type en Am\u00e9rique du Nord. Ce mus\u00e9e conserve de nombreux sp\u00e9cimens pathologiques rassembl\u00e9s par William Osler entre 1876 et 1884. En \u00e9tudiant les sp\u00e9cimens du mus\u00e9e pr\u00e9sentant des anomalies cardiaques cong\u00e9nitales, elle est devenue une experte en la mati\u00e8re et a publi\u00e9 en 1936 l\u2019influent Atlas of Congenital Cardiac Disease. Le mus\u00e9e porte aujourd\u2019hui son nom en son\u00a0honneur.<\/p>\n<p>En 1910, la Facult\u00e9 de m\u00e9decine a d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 Maude Abbott un doctorat en m\u00e9decine (M.D.) et un dipl\u00f4me de m\u00e9decine (C.M.) de l\u2019Universit\u00e9 McGill (honoris causa) \u00ab en reconnaissance de son travail et de sa r\u00e9putation, et il ne fait aucun doute que sa r\u00e9putation a eu une certaine influence sur la d\u00e9cision finale d\u2019admettre les femmes aux \u00e9tudes de m\u00e9decine \u00bb. (Extrait de son chapitre sur Maude Abbott dans The Clear Spirit: Twenty Canadian Women and Their Times, \u00e9dit\u00e9 par Mary\u00a0Quayle\u00a0Innis).<\/p>\n<p>Le d\u00e9vouement de Mme Abbott a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 lors de son d\u00e9part \u00e0 la retraite en 1936, lorsque l\u2019Universit\u00e9 McGill lui a d\u00e9cern\u00e9 un doctorat honorifique en droit (LL.D.), la reconnaissant comme \u00ab\u00a0une enseignante inspirante, une chercheuse infatigable et une ardente d\u00e9fenseuse de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur pour les femmes\u00a0\u00bb. Toujours en 1936, juste avant son d\u00e9part \u00e0 la retraite, Mme Abbott est devenue la premi\u00e8re femme membre du club de Facult\u00e9 de McGill. Le salon du Club, situ\u00e9 au deuxi\u00e8me \u00e9tage, porte son nom en\u00a0son honneur.<\/p>\n<p>Maude Abbott est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 2 septembre 1940. En 2000, un timbre comm\u00e9moratif a \u00e9t\u00e9 \u00e9mis (voir photo) dans le cadre de la collection du mill\u00e9naire intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Innovateurs en m\u00e9decine\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019histoire des femmes dans le domaine de la m\u00e9decine au Canada est marqu\u00e9e par des obstacles et des d\u00e9fis, mais aussi par la volont\u00e9 de les surmonter. Les m\u00e9decins mentionn\u00e9es ici ne sont que quelques-unes des femmes remarquables et pionni\u00e8res qui ont ouvert la voie aux g\u00e9n\u00e9rations futures. Selon l\u2019Association m\u00e9dicale canadienne, on s\u2019attend \u00e0 ce que d\u2019ici 2030, les femmes repr\u00e9sentent la moiti\u00e9 de l\u2019ensemble des m\u00e9decins au\u00a0Canada.<\/p>\n<p><strong>Notes:<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Gillian Woodford\u00a0: <a href=\"https:\/\/healthenews.mcgill.ca\/100-years-ago-mcgills-first-female-med-grads-received-their-hard-won-degrees\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>\u00ab\u00a0Il y a 100 ans\u2026 Les premi\u00e8res femmes dipl\u00f4m\u00e9es en m\u00e9decine de McGill ont re\u00e7u leurs dipl\u00f4mes durement gagn\u00e9s\u00a0\u00bb \u2013 Health e-News<\/em><\/a><em>. Une publication de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine et des sciences de la sant\u00e9. 26\u00a0mai\u00a02022.<\/em><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.biographi.ca\/fr\/bio\/abbott_maude_elizabeth_seymour_16E.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Dictionnaire biographique du Canada<\/a><\/li>\n<li>Margaret Gillett :<em> We walked very warily: a history of women at McGill<\/em>\u00a0(Montr\u00e9al, Eden Press.\u00a01981).<\/li>\n<li>Mary Quayle Innis : The Clear Spirit : Twenty Canadian Women and Their Times. (University of Toronto Press. 15 d\u00e9cembre 1966). La F\u00e9d\u00e9ration canadienne des femmes dipl\u00f4m\u00e9es des universit\u00e9s (FCFDU) a entrepris ce projet de biographies de vingt femmes remarquables dans le cadre de son projet pour le centenaire du Canada en\u00a01967.<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/www.mcgill.ca\/medicalmuseum\/fr\/introduction\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Mus\u00e9e m\u00e9dical Maude Abbott<\/a><\/li>\n<\/ul>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][mk_padding_divider size=\u00a0\u00bb30&Prime;][vc_column_text margin_bottom=\u00a0\u00bb0&Prime; css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1781803056602{margin-bottom: 0px !important;}\u00a0\u00bb]Par Susan Button, au nom du Comit\u00e9 du centenaire Maude Abbott En 1918, la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l\u2019universit\u00e9 McGill a autoris\u00e9 l\u2019admission des femmes. Lors de la c\u00e9r\u00e9monie de remise des dipl\u00f4mes du printemps 1922, cinq jeunes femmes d\u00e9termin\u00e9es \u2013 Eleanor Percival, Jessie Boyd, Lilian Irwin, Winifred Blampin et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"parent":7336,"menu_order":6,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-7326","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7326","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7326"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7326\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7354,"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7326\/revisions\/7354"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/7336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uwcm.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7326"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}